Comment faire de la choucroute au Canada (pot ou pot de grès)
Pour faire de la choucroute, râpez un chou (environ 2 kilogrammes), pesez-le, et ajoutez 2 pour cent de ce poids en sel à mariner ou en sel de mer — environ 40 grammes. Massez le sel dans le chou pendant 10 minutes jusqu'à ce qu'il libère assez de liquide pour se submerger. Tassez fermement dans un pot de grès à fermentation propre ou un pot Mason à ouverture large, pesez le chou pour qu'il reste sous la saumure, et couvrez d'un sas ou d'un couvercle lâche. Faites fermenter à 18 à 22 degrés Celsius pendant 1 à 4 semaines jusqu'à une acidité agréable. Réfrigérez pour ralentir la fermentation ; la choucroute se garde 6 à 12 mois au réfrigérateur. N'utilisez que du sel non iodé — l'iode nuit aux bactéries de fermentation.
La choucroute est l’aliment conservé le plus ancien du garde-manger canadien d’origine européenne. Un chou, du sel, du temps. Pas de marmite, pas de thermomètre, pas de pectine, pas de manomètre. Si vous savez râper un légume et possédez une balance de cuisine, vous savez faire de la choucroute.
Ce guide couvre la méthode au pot Mason (pour des fournées de 1–2 L) et la méthode au pot de grès (pour de plus grandes fournées). Les deux suivent les mêmes fondamentaux.
En tant qu’associé Amazon, nous percevons une commission sur les achats admissibles. Certains liens sur ce site sont des liens d’affiliation — ils ne vous coûtent rien de plus et aident à garder le site gratuit. Nous ne testons pas les produits; nous rapportons ce que publient Bernardin et les autorités sanitaires canadiennes. Divulgation des affiliations (en anglais).
Ce qu’est vraiment la choucroute
Chou + sel au bon ratio = un milieu où les bactéries Lactobacillus prospèrent pendant que les bactéries d’altération meurent. Les lactobacilles convertissent les sucres du chou en acide lactique ; l’acide lactique fait chuter le pH ; le faible pH conserve le chou indéfiniment (des mois au réfrigérateur, des années si mis en conserve au bain-marie).
Vous ne « faites » rien au chou. Les bactéries font le travail. Votre rôle est de créer le bon milieu et de ne pas nuire.
Ce qu’il vous faut
- 1 chou vert moyen — environ 2 kg paré
- Du sel à mariner ou du sel de mer fin — 40 g (calculé comme 2 % du poids du chou)
- Une balance de cuisine — non négociable ; le sel se mesure au poids, pas au volume
- Un bon couteau ou une mandoline — pour râper le chou mince
- Un grand bol — pour masser le chou salé
- Un récipient à fermentation :
- Option A : pot Mason à ouverture large de 2 L avec un couvercle à sas (Masontops, Easy Fermenter) — idéal pour débuter
- Option B : pot de grès à joint d’eau de 5 L — idéal pour les grandes fournées
- Des poids de fermentation — petits poids de verre pour pots Mason ; demi-cercles de céramique pour pots de grès. (Ou improvisez : un petit pot Mason rempli d’eau ; un sac à fermeture de saumure.)
- Un linge propre — pour couvrir le récipient de la poussière
Voyez le guide des pots de grès pour le choix du récipient.
Couvercles à sas en silicone et poids en verre (Pickle Pebbles) qui transforment des pots Mason à ouverture large en fermenteurs — le CO₂ s'échappe, l'oxygène reste dehors, sans surveillance. Parfait pour choucroute, kimchi et cornichons lacto en petites fournées. 40–60 $ CA.
Les prix sont des estimations du détail canadien et changent sans préavis — vérifiez le prix courant avant d’acheter.
En tant qu’associé Amazon, nous percevons une commission sur les achats admissibles. Certains liens sur ce site sont des liens d’affiliation — ils ne vous coûtent rien de plus et aident à garder le site gratuit. Nous ne testons pas les produits; nous rapportons ce que publient Bernardin et les autorités sanitaires canadiennes.
Voir sur Amazon.ca →Le sel, et ce qui rend vraiment la choucroute sécuritaire
Le sel oriente la fermentation. C’est l’acide que le ferment produit qui rend l’aliment sécuritaire. C’est en ces termes que le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique le formule, à la section 3.1 de son Fermented Food Guidance, publié en anglais seulement — les passages cités ici sont traduits. La concentration de sel y est « un point de contrôle critique servant à orienter la fermentation primaire vers des espèces précises de bactéries lactiques » : elle décide quels microbes démarrent. Le contrôle principal, chez eux, c’est l’acide. Ils demandent « de suivre et de consigner le pH et le temps comme point de contrôle critique d’une fermentation de légumes réussie », et précisent que « les relevés de vérification du pH sont conservés et suivis, car c’est là le principal point de contrôle critique ». Une fournée qui n’a jamais suri n’est pas rendue sécuritaire par le fait d’avoir reçu la bonne quantité de sel.
Comment savoir que ça a marché, et ce que nous ne pouvons pas vous donner. La vérification du BCCDC porte sur le pH, et elle est écrite pour les exploitants commerciaux et non pour la cuisine familiale : le produit fini devrait être à un pH de 4,6 ou moins, et « si le pH n’est pas descendu à 4,6 en une semaine, considérez qu’il s’agit d’une fermentation ratée et jetez le produit ». Mesurer cela demande un pH-mètre étalonné ou des bandelettes. Goûter pour vérifier l’acidité n’en tient pas lieu — cela vous dit qu’un peu d’acide se produit, pas que la fournée a atteint 4,6 — nous ne l’offrirons donc pas comme test. Aucune autorité canadienne que nous avons pu joindre ne publie de test domestique pour cela.
Le chiffre du sel, qui pour le chou est publié
Le tableau 3 du BCCDC donne le chou (choucroute) de 1 à 3 % de sel, avec 2,25 % comme optimum. C’est un chiffre canadien publié pour le légume que vous fermentez réellement, et le chou est l’un des trois seuls légumes que ce tableau nomme.
2 % se situe à l’intérieur de leur fourchette et c’est notre choix à nous à l’intérieur de celle-ci, pas le leur. Sous 1,5 % environ, la choucroute risque davantage de tourner ; au-delà de 3 %, elle fermente lentement et devient désagréablement salée.
Pour 2 kg de chou : 40 g de sel.
Corrigé le 22 septembre 2026 : cette section s’intitulait « La règle du 2 % », s’ouvrait en appelant 2 % de sel « le nombre le plus important de la choucroute » et qualifiait 1,5 % – 2,5 % de « plage sécuritaire ». La section de clôture disait ensuite que la détérioration « arrive rarement quand on suit la règle du 2 % de sel ». Le chiffre du chou lui-même ne change pas et il est maintenant attribué, parce que le chou est l’un des trois légumes pour lesquels le tableau 3 du BCCDC publie réellement une fourchette. Si vous avez jugé une fournée sécuritaire parce que vous aviez bien pesé le sel, ce n’est pas une vérification. Celle du BCCDC est un pH de 4,6 ou moins, et une fournée qui n’y est pas arrivée en une semaine est une fournée qu’ils disent de jeter.
Si votre chou pèse autrement, recalculez. N’utilisez pas de mesures en volume (cuillères à soupe ou à thé) pour le sel de la choucroute. Les marques de sel ont des densités très différentes — le Diamond Crystal fait la moitié du poids du Morton à la cuillère, et le sel à mariner est plus dense que les deux.
Méthode (pot Mason, fournée de 2 L)
Étape 1 : râper
- Retirez et réservez 2–3 feuilles extérieures du chou (vous les utiliserez comme couvercle).
- Coupez le chou en quartiers, retirez le cœur.
- Râpez le chou finement — environ 2 mm, soit le 1/16 de pouce que Bernardin précise. Utilisez une mandoline si vous en avez une, ou un couteau. Un robot avec disque à trancher fonctionne mais tend à donner une salade trop fine — la texture compte.
Étape 2 : peser et saler
- Pesez le chou râpé. Devrait faire ~2 kg pour un chou moyen.
- Calculez 2 % — pour 2 kg, c’est 40 g de sel.
- Versez le chou dans un grand bol. Saupoudrez le sel uniformément.
Étape 3 : masser (c’est le travail)
Avec les mains propres. Pressez, écrasez et massez le chou 8–12 minutes. Le sel tire l’eau des cellules ; le volume chute fortement ; une saumure de chou s’accumule au fond du bol.
C’est prêt quand :
- Le chou a réduit d’environ la moitié
- Une poignée tenue au-dessus du bol goutte du liquide visible
- Il y a assez de saumure pour qu’une poignée pressée à plat soit couverte
Si le chou ne libère pas assez de saumure après 12 minutes (rare avec du chou frais ; courant avec du chou entreposé de fin d’hiver), ajoutez 1–2 c. à soupe de saumure à 2 % pour compléter.
Étape 4 : tasser le pot
- Versez le chou salé et toute sa saumure dans le pot Mason. Avec une cuillère de bois ou le poing, tassez fortement. Chassez les poches d’air. Compressez chaque couche.
- Le chou doit être submergé sous sa propre saumure. Si la saumure ne couvre pas tout à fait, complétez avec de l’eau salée à 2 % (40 g de sel par 2 L d’eau). La méthode éprouvée de Bernardin place le chou de 2,5 à 5 cm sous la saumure.
- Prenez une feuille extérieure réservée, pliez-la, et posez-la à plat sur le chou râpé. Elle sert de barrière entre la choucroute et le poids.
- Posez un poids de verre dessus pour tout garder submergé.
- Posez le couvercle à sas. Ajoutez de l’eau dans le sas.
Étape 5 : attendre
Placez le pot à l’abri du soleil direct, à 18–22 °C (comptoir de cuisine typique ou sous-sol pas trop froid).
Cette température et la fenêtre de 1 à 4 semaines plus bas sont la convention de ce site, pas celle de Bernardin. Leur recette éprouvée fermente à 21–24 °C pendant 3 à 4 semaines, ou à 16–18 °C pendant 5 à 6. La fermentation maison admet une large plage légitime et la nôtre s’y trouve — ce qui tranche, dans un cas comme dans l’autre, c’est le point final plus bas, pas le calendrier.
Dans les premières 24–48 heures, vous verrez des bulles. La saumure peut déborder — posez le pot sur une assiette. C’est la phase active.
Après 5–7 jours, le bouillonnement ralentit. Commencez à goûter chaque semaine.
- Semaine 1 : chou salé avec des notes acides
- Semaine 2 : nettement acide, encore croquant
- Semaine 3 : choucroute de charcuterie classique — acide franc, mi-croquante
- Semaine 4+ : très acide, texture plus molle
Mettez le pot au réfrigérateur quand le goût vous plaît. La réfrigération ralentit la fermentation à un filet — des mois au lieu de jours.
Méthode (pot de grès, fournée de 5 L)
Mêmes fondamentaux, à plus grande échelle.
- Râpez 5 kg de chou (2–3 choux moyens). Réservez 4–5 feuilles extérieures.
- Salez à 2 % — 100 g de sel à mariner.
- Massez par lots dans un grand bol. Jamais 5 kg d’un coup ; faites 1 kg à la fois.
- Tassez dans le pot de grès en couches, en pressant fort entre chaque. Le pot devrait être rempli à environ 80 %. Bernardin précise de laisser au moins 10 cm entre le chou et le rebord du contenant.
- Posez les feuilles réservées à plat sur le dessus.
- Ajoutez les deux poids de céramique du pot. Ils doivent tout garder sous la saumure.
- Ajoutez de l’eau dans le joint d’eau. Couvrez du couvercle.
- Même protocole d’attente — 1–4 semaines à 18–22 °C, en goûtant chaque semaine dès le 7e jour.
Après la fermentation, transférez dans des pots Mason propres et réfrigérez. Un pot de grès de 5 L donne environ 4–5 pots de 1 L.
Comment savoir qu’elle est prête
Trois signaux :
- Le bouillonnement s’arrête. La fermentation active est finie ; la concentration d’acide lactique est trop élevée pour que les bactéries continuent agressivement. Bernardin retient le même point final — leur recette éprouvée dit que la fermentation est terminée quand le bouillonnement cesse.
- Ça sent la choucroute. Acide, propre, vinaigré. Pas pourri, pas œuf, pas levuré.
- Le goût vous plaît. Certains s’arrêtent à 7 jours ; d’autres vont à 30 jours. La choucroute est sûre à tout point dans cette plage ; la différence est l’intensité.
Une fois prête, réfrigérez. La choucroute réfrigérée se garde facilement 6–12 mois. Cette durée est la nôtre. Le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique traite des légumes fermentés et ne fixe délibérément aucune durée de conservation : il en laisse la détermination au producteur, dans des directives écrites pour les exploitants commerciaux et non pour la cuisine familiale. Passé notre délai, la règle du Québec s’applique : « Au moindre doute, jetez le produit. »
Problèmes courants
- Le chou n’est pas submergé. Complétez avec de l’eau salée à 2 %. La cause de défaillance la plus fréquente est du chou exposé au-dessus de la saumure, où la moisissure pousse.
- Film blanc sur le dessus. Levure kahm. Écumez, la choucroute en dessous est bonne.
- Moisissure duveteuse/colorée. Jetez toute la fournée. N’essayez pas de gratter et sauver — les filaments vont plus loin qu’on ne voit.
- Texture visqueuse. Habituellement une fermentation trop chaude ou un sel trop bas. Aucune autorité canadienne ne publie de consigne qui déclare sécuritaire une fermentation visqueuse, et le goût n’est pas un test de salubrité — n’y goûtez pas pour trancher. La solution prudente est de jeter la fournée, ce que la plupart des gens font de toute façon pour la texture.
- Choucroute rose. Arrive parfois avec une contamination de chou rouge ou certaines souches bactériennes ; sûre mais visuellement anormale. Souvent un indice que quelque chose a légèrement déraillé — goûtez prudemment.
- Choucroute molle. Variété de chou ou chou défraîchi. Une choucroute plus croquante vient d’un chou frais, dense, de fin d’été.
- Aucun bouillonnement après 3 jours. Température trop basse (sous 15 °C) ou sel trop élevé (plus de 3 %). Déplacez vers un endroit plus chaud.
Variantes
Choucroute au carvi
Ajoutez 1–2 c. à soupe de graines de carvi au chou salé avant de tasser. La variante traditionnelle d’Europe de l’Est.
Choucroute aux pommes
Ajoutez 1 pomme râpée par 2 kg de chou. Légèrement plus sucrée, fermentation plus lente. Bonne avec le porc.
Choucroute au genièvre
Ajoutez 1 c. à soupe de baies de genièvre écrasées. Le style bavarois ; va avec la saucisse.
Curtido (Amérique latine)
Chou + carotte + oignon + origan + flocons de piment + sel + jus de lime. Même technique de fermentation, profil de saveur complètement différent.
Kimchi
Légume différent (chou nappa), épice différente (gochugaru), salage différent (saumure plutôt que sel sec), mais la même lactofermentation fondamentale. Mérite un billet à part.
Comment utiliser la choucroute
- Sur les hot-dogs et saucisses — le classique germano-canadien
- Dans les sandwichs Reuben — bœuf salé + suisse + sauce russe + choucroute sur seigle
- Choucroute garnie — braisé alsacien porc-et-choucroute
- Mélangée à la garniture de pierogis avec pomme de terre et oignon
- En accompagnement du rôti de porc avec compote de pommes
- Dans le bigos polonais (ragoût du chasseur) avec kielbasa
- Mélangée à la purée de pommes de terre pour une salade tangy
- En garniture de hot-dog avec moutarde
- Directement du pot — beaucoup de ménages ukraino- et germano-canadiens la mangent comme accompagnement probiotique
Est-ce vraiment sûr ?
Oui. La lactofermentation se pratique dans les ménages canadiens depuis des siècles — les mennonites allemands des Prairies, les Ukraino-Canadiens en Alberta et au Manitoba, les Polono-Canadiens en Ontario, les Canadiens français qui font la choucroute. Le milieu sel-et-acide est hostile au botulisme, à l’E. coli, à la salmonelle et à presque tout pathogène d’origine alimentaire qui compte.
Une choucroute bien fermentée sent propre et acide, est jaune-vert pâle et a une texture croquante-molle agréable. Si elle sent le pourri, a l’air duveteuse, ou goûte franchement mauvais, jetez. Ces signes ne vont que dans un sens : ils condamnent une fournée, et leur absence n’innocente rien, parce que la vérification du BCCDC est un pH de 4,6 ou moins et qu’aucune odeur ne peut vous le dire. Peser le sel et garder le chou submergé rendent un ferment raté moins probable ; cela ne confirme pas que la fournée a suri.
Le Département de science alimentaire de l’Université de Guelph publie de la recherche sur la sécurité de la lactofermentation — financée au Canada, applicable au Canada, et cohérente avec l’expérience de la communauté.
Prochaines étapes
- Pilier de la fermentation et du caveau à légumes — le contexte général
- Le meilleur pot de grès au Canada — quel récipient acheter
- Bernardin vs Mason vs Kerr — l’ouverture large est le pot à fermentation
- Comment savoir si une conserve est avariée — les mêmes règles sensorielles s’appliquent aux ferments
- Comment faire une salsa fermentée au Canada — le projet d’août-septembre une fois la choucroute maîtrisée
Foire aux questions
Quel sel utiliser pour la choucroute ?
Du sel à mariner ou du sel de mer fin. N'utilisez PAS de sel de table iodé — l'iode nuit aux bactéries lactobacilles qui fermentent le chou, et la choucroute pourrait tourner au lieu de fermenter. Le gros sel casher fonctionne mais surveillez la grosseur du grain ; le Diamond Crystal fait environ la moitié de la densité du Morton, donc c'est le poids qui compte, pas le volume. Le sel à mariner (Bernardin en vend) est la réponse la plus simple — un sel fin non iodé conçu pour ça.
Combien de temps prend la fermentation de la choucroute ?
1 à 4 semaines selon la température et votre goût. À 18–22 °C (température ambiante canadienne typique), la plupart des choucroutes sont agréablement acides en 2–3 semaines. À une température de sous-sol plus fraîche (12–15 °C), ça peut prendre 4–6 semaines. Goûtez chaque semaine à partir du 7e jour — quand le goût vous plaît, mettez au réfrigérateur. La réfrigération n'arrête pas la fermentation, elle la ralentit énormément (des mois au lieu de jours).
Le film blanc sur le dessus, est-ce de la moisissure ?
Probablement pas. Un mince film blanc qui s'enlève facilement est de la levure kahm — sans danger, juste un problème esthétique causé par un peu d'oxygène. Écumez-le ; la choucroute en dessous est bonne. La moisissure est différente : duveteuse, colorée (verte, noire, rose, bleue), et pousse en plaques. De la moisissure sur la choucroute veut dire jeter toute la fournée et recommencer. Le pot de grès à joint d'eau ou le sas sur pot Mason prévient les deux en gardant l'oxygène dehors.
Puis-je mettre la choucroute en conserve au bain-marie ?
Oui, mais vous détruirez les cultures probiotiques vivantes qui rendent la choucroute nutritionnellement intéressante. Bernardin publie un procédé au bain-marie éprouvé, et la durée dépend du mode d'empotage : les pots de 500 mL demandent 10 minutes à chaud ou 20 minutes à froid ; les pots de 1 L demandent 15 minutes à chaud ou 25 minutes à froid. Laissez 1 cm d'espace de tête. Ces durées valent jusqu'à 305 m d'altitude — au-dessus, il faut allonger le temps, alors consultez la table d'altitude et votre édition de Bernardin avant de commencer. Une fois en conserve, elle est stable un an mais perd le bienfait pour la santé intestinale et ramollit. La plupart des fermenteurs maison canadiens la gardent au réfrigérateur et acceptent la durée de 6–12 mois comme le prix pour garder les cultures vivantes.
Sources
- BC Centre for Disease Control — Fermented Food Guidance, section 3.1 : légumes fermentés (https://www.bccdc.ca/resource-gallery/Documents/Educational%20Materials/EH/FPS/Food/Fermented/Fermented_Foods_Guidance-3.1_Fermented_Vegetables.pdf) — rédigé pour les exploitants commerciaux, cité comme tel
- Le grand livre des conserves Bernardin (dernière édition)
- Université de Guelph — Département de science alimentaire
- Québec — Conseils pour un entreposage sécuritaire (https://www.quebec.ca/sante/alimentation/salubrite-aliments-prevention-risques/salubrite-aliments-domicile/conservation-aliments/conseils-entreposage-securitaire)